Musique

Il n’y a pas de début.

Lors du festival La Nuit de l’Erdre, nous avons pu découvrir le groupe de blues hip hop Scarecrow. Avec leur second album intitulé The Last, sorti le 24 juin dernier ainsi qu’un clip Shake it extrait de l’album. Nous avons rencontré Antibiotik scratcheur, rappeur de Scarecrow.

Antibiotik

The Last c’est assez paradoxal comme titre, je suppose que vous ne souhaitez pas arrêter la musique ?

« On est loin d’avoir envie d’arrêter la musique. Il y a un titre de l’album qui s’appelait The Last. On a beaucoup triper avec le guitariste sur The Last, le dernier album. Justement, on a eu pas mal de retours du public : non mais ça va être votre dernier album ? votre dernière tournée ? Du coup, on s’est plus marré avec ça. The Last, c’est le premier morceau de l’album. Un album conceptuel, c’est le fil d’une histoire, tous les morceaux s’enchaînent, et même si tu mets l’album en boucle il n’y a pas de début et il n’y a plus de fin. Donc aussi le fait que le premier morceau s’appelle The Last est-ce que c’est la fin ? est-ce que c’est le début ? Enfin voilà, on a vraiment essayé d’approfondir cet univers du début et de la fin. Il y a des thèmes qui reviennent la mort, la séparation, les douleurs de la vie réelle que chaque être humain peut rencontrer, c’est les thèmes qu’on a essayé d’aborder. « 

Est-ce qu’il y a une chanson dans la conception de l’album qui vous a marquer ?

 » Pour moi, le morceau Don’t mind dyin’ je m’en fous de crever en français. C’est un morceau guitare voix c’est la première fois qu’on enregistre un morceau comme ça avec le guitariste. Et c’est un morceau très particulier, on l’a enregistré tous les deux pendant la nuit, sur le vif, celui-là a vraiment une place particulière. « 

Le mélange blues hiphop, c’est assez particulier et rare…

 » On est un peu le groupe à avoir inventé ça, cette fusion vraiment dans la continuité de travailler cette chose-là. C’est parti par hasard de ma rencontre avec le guitariste. On ne se connaît pas depuis qu’on est gamins, on n’était pas à l’école ensemble. Notre rencontre sur les berges de la Garonne en 2008 par hasard dans une soirée, il y a eu un feeling, c’est un peu comme le coup de foudre si ça t’arrive faut mieux prendre le train en marche. »

Vous semblez avoir pas mal de dates de concerts à votre actif…

 » On revient de Montréal, on a fait une tournée aux États-Unis en mars, on a été à New York. On part en Inde cet automne. On a dû faire une vingtaine de pays. On a fait l’Allemagne, la Hollande, on va aller en Angleterre. Ce qui est amusant, c’est que dans des pays à l’étranger, on joue dans des grands festivals, alors qu’en France, c’est plus difficile d’arriver à jouer sur des festivals. Il n’y a pas du tout le même rapport à l’étranger, on a un rapport au j’aime ou au je n’aime pas pas. Ce n’est pas une question de combien tu vas ramener de personnes. Ou est-ce que tu es passé à la radio ? Il y a beaucoup moins cet enjeu. « 

Un enjeu médiatique…

 » Oui, en France, on a tendance à te poser dans des carcans, ce qui est dommage, je pense en tout cas. « 

En tant que groupe, on est « obligé » de vous classer dans des genres pour qu’on puisse vous décrire.

 » C’est ça qui est compliqué, on le voit avec la distribution. Il faut savoir dans quoi on nous classe, variété internationale… En France, on a absolument besoin de mettre des étiquettes de partout alors qu’au fond, on s’en fout la musique, soit ça parle aux gens, soit ça ne parle pas. « 

Lors du concert, on a pu le voir il y a une vraie communion avec le public.

 » On trip avec le public. Le public se rend compte qu’on n’est pas là pour les prendre pour des jambons. On est là pour faire de la musique qui nous plaît; si ça nous plaît il y a une possibilité que ça plaise aussi aux gens qui viennent nous voir. On n’est pas là pour faire du business, ou de la vue YouTube, on s’attache assez peu à ça. « 

Vous semblez avoir des textes engagés…

 » J’ai tendance à citer Desproges à chaque fois, c’est un artiste dégagé: « A part la gauche il n’y a rien que je déteste plus que la droite». « 

Dans le groupe, vous avez des influences différentes…

 » On a quatre personnalités très différentes. Que ce soit le Batteur qui écoute plus de la pop. Le bassiste qui écoute de l’afro, de la funk. Le bluesman qui écoute du blues, du rock psychédélique, du rock’n’roll. Moi c’est plus de la pop, du jazz, des musiques de film, de la musique classique. Vraiment, des personnalités différentes qu’on arrive je pense à rassembler par notre ouverture d’esprit mutuel. « 

The Last Tour :

16.07 Le Grand Festival Verdun

22.07 Fest de l’ARBRE CREUX -Laussone

23.07 Festival PLEIN LES FEUILLES – Pavie

30.07 Rock en stock -Etapies

13.08 FOREZTIVAL – Trelins

14.08 MUSICALARUE – Luxey

27.08 Festival BOB’ARTS – Le Blanc

Plus d’infos et de dates sur le site du groupe : http://www.blueshiphop.com

1 comment on “Il n’y a pas de début.

  1. A reblogué ceci sur Agraphycalet a ajouté:

    Interview de Sacrecrow lors de la 18 ème édition du Festival La Nuit de l’Erdre en 2016

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :